Inherent Vice

Inherent Vice 2014

L'ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu'elle est tombée amoureuse d'un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l'épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n'est pas si simple…
C'est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme "trip" ou "démentiel", "amour" est l'un de ces mots galvaudés à force d'être utilisés – sauf que celui-là n'attire que les ennuis.

COMMENTAIRES

Sous la forme d'un scénario bien ficelé, relativement complexe et remplis d'une multitude de personnages très colorés, le film nous fait voyager à une époque où la drogue omniprésente rend la compréhension relative voir inutile : Doc est-il en plein trip? Est-on en train de lui raconter une histoire farfelue et névrosée? Entre fascination pour le trip et violentes vagues de paranoïa, le spectateur est invité à voir au travers des yeux de Doc.
Et si ça ne suffisait pas pour que ce film soit exceptionnel, il n'est pas narré par le héro, ce qui permet au réalisateur de maîtriser la distance qu'aura le spectateur et donc son immersion.

Je suis tombé sur ce film un peu par hasard, en cherchant d'autre film où Benicio Del Toro a joué, l'ayant adoré notamment dans Snatch et Las Vegas Parano. Je suis resté scotché à mon écran. Un scénario d'exception, une des meilleurs réalisations de tous les temps (si ce n'est la meilleure) et le jeu d'acteur de Joaquin Phoenix qui est absolument époustouflant. Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer également Katherine Waterston qui en plus d'être très convaincante est à tomber en style 70's.
Mon seul regret est d'avoir vu ce film sans avoir fumé, je pense qu'on aurait pu parler d'orgasme cinématographique. Je recommande tout de même à y aller doucement pour ne pas non plus "manquer" le film, c'est envisageable avec un scénario aussi fourni.

Cela étant dit, je comprends la note spectateur et presse. A vrai dire, je suis même étonné qu'elle ne soit pas plus basse. Le film se fiche de façon évidente de tous les codes grand publique. Ce n'est ni un film d'action ni un film de réflexion, le héro fume de l'herbe et la drogue c'est illégal donc c'est mal, il mène l'enquête mais sans être très intelligent ni très travailleur etc..
Mais on n'est pas non plus dans le film outrageusement alternatif, filmé par quelqu'un atteint de Parkinson avec un caméscope 1er prix, qui nous parle de tolérance envers telle ou telle minorité persécutée par le méchant mâle blanc hétéro, et qui gagnera probablement la prochaine palme d'or.
Non non vraiment, il a rien pour lui ce film et pourtant c'est un bonheur à voir et à revoir.

Un 5/5 largement mérité.

Je ne comprends pas non plus la note. Les dialogues sont très bons, même en VF ils gardent une forme de finesse qui fait éclater de rires par instants (cf la scène avec la photo de l'enfant), la BO est bonne, la photo aussi, les acteurs sont carrément dingues... Et le scénario, qui peut sembler déconcertant au premier abord, et en fait bien plus réfléchit que les critiques ne semblent le penser.

a voir, revoir et revoir !!!

J'ai adoré le film. Il n'a pas été compris je pense et c'est bien dommage. Visuellement c'est magnifique et puis le scénario est très réussi avec des personnages très profond comme sait les faire Paul Thomas Anderson ! Probablement son film le plus radical.

Je déteste dire ça mais je pense qu'il n'y a pas plus approprié concernant ce film: il est totalement incompris. Ce qui paradoxalement est compréhensible mais je suis sûr que dans quelques années, il sera considéré comme culte. C'est juste une question de temps, en tout cas il est déjà culte pour moi.

Je l'ai vu en étant assez chargé en vodka, ce fut un régal

Paul Thomas Anderson à la réalisation et Jena Malone au casting, je doit voir ce film.

un excellent film,la performance de joaquin phoenix est impressionnante et est entourer de 2 tres bons seconds roles josh brolin et katherine waterston .Une enquete policiere a la sauce the big lebowski .J'ai du mal a comprendre la mauvaise note(2.9)

L’excellent Joaquin Phoenix offre, comme dans The Master, le précédent film de Paul Thomas Anderson, une très bonne prestation, il est méconnaissable dans le rôle de ce hippie détective privé, pris dans une affaire terriblement confuse pour lui-même et pour le spectateur. Il doit alors composer avec une galerie de personnages hauts en couleurs, que ce soit un flic quelque peu fascisant, joué par Josh Brolin, ou bien un dentiste cocaïnomane. Ce film dépeint en arrière-fond le crépuscule du mouvement hippie au tournant des années 1970, Ronald Reagan gouverne alors la Californie et les vieux idéaux utopiques ont laissé la place à l’argent-roi. Un des meilleurs films de 2015.

Vous pouvez consulter mon classement des meilleurs films de 2015 ainsi que des critiques complètes (illustrées et parfois accompagnées d'extraits) sur mon blog: https://7emeart.wordpress.com/

C'est un bon film en gros mais vraiment difficile à comprendre malheureusement

Roh, c'te déception !
Je savais pas qui croire de mes amis entre ceux qui m'avaient parlé d'un truc mortellement chiant (suffisamment pour me dissuader d'aller le voir en salles à sa sortie, fallait le faire vu combien j'aime Boogie Nights, Magnolia et There Will Be Blood) et ceux qui m'avaient dit que non, au contraire, c'était le chef-d'oeuvre de Paul T. Anderson, son truc le plus radical et le plus fort. Bah j'ai pas trop à choisir mon camp, vu le calvaire que ça a été pour moi de tenir jusqu'à la fin du film...

Il y a bien quelques petits passages sympas çà et là, et Josh Brolin m'a fait rire presque chaque fois qu'il apparaît à l'écran - magique comme son personnage arrive à être risible et charismatique à la fois. Mais pour le reste... est-ce que parce que tous les personnages sont camés, il faut vraiment que le film soit aussi ouateux et mou ? Ça démultiplie les sous-intrigues de manière invraisemblable, y a aucun enjeu qui s'inscrit sur la durée, rien de captivant ni d'intense psychologiquement que ce soit à l'écriture des dialogues ou à la mise en scène. Bref, c'est viiiiiide.

Enfin quoi, même dans The Master qui m'avait déjà pas démesurément emballé, y avait des scènes de face à face superbes, des personnages forts. Là dans la dernière heure j'ai cru clamser, agrippé que je suis à mon principe de ne jamais arrêter un film en cours... j'en avais tellement plus rien à cirer, j'avais même plus la moindre idée d'où j'étais, de qui faisait quoi. J'en étais réduit juste à rire quand la tronche de Brolin apparaissait - d'un coup tu le vois débarquer, défoncer une porte et manger un plateau de marijuana ; je saurais même pas dire s'il y avait une raison à cette scène (vu que j'avais décroché) ou si c'était juste là pour être fun, mais bon, ce sera sans doute le truc le plus mémorable que le film m'aura offert.

Un truc qu'il faut spécifier : c'est pas un film qu'on trouve inintéressant parce qu'on l'a perdu en cours de route faute de s'être assez accroché. C'est un film qu'on perd en cours de route parce qu'il est inintéressant. Qu'Anderson veuille prendre des risques, se renouveler en permanence plutôt que d'essayer de reproduire la formule magique de There Will Be Blood, c'est tout à son honneur ; mais si c'est pour faire du sous-frères Coen creux, franchement...

Un très bon film de PTA avec Joaquin Phoenix magistral en privé au grand cœur, souvent défoncé le "doc", Josh Brolin impressionnant dans le rôle du flic borderline et tous les autres parfaits dans une réalisation réussie - on se laisse promener dans cette Californie psychédélique des années 70, avec une superbe photographie et BO.A voir pour le trip, l'ambiance dans laquelle le spectateur est plongé au point de s'y perdre un peu avec le "doc" et c'est probablement ce que PTA visait. 4/5

Ce film est vraiment bon dans sa forme: la BO, l'ambiance retranscrite, les jeux de caméra, les acteurs, la réalisation de manière générale.
Après le scénario est bien, mais réellement pour l'avoir vu en VOST qui plus est, c'est dur de comprendre où on veut en venir et d'assimiler tout ce qui se passe ainsi que tout les non-dit qu'on est censé saisir pour suivre à fond l'intrigue. Du coup, pour moi je resors du film avec l'impression d'être aussi brumeux que notre cher Doc durant tout le film ahah.

Une réalisation enlevée et une excellente BO compensent la lenteur du film.

J'ai adoré de bout en bout The Master, mais alors celui là m'est totalement indigeste.
Et en ce moment trop de revival 70 avec les extra looks et attitudes. De même que le trop grand défilé de stars.
Ennui et pour une fois, je trouve que Joaquin Phoenix en fait des caisses.

Soporifique !
The Big Lebowsky est d'un tout autre registre...

Ce film est absolument génial à regarder... Par contre je n'aurais finalement pas compris grand chose !

"Inherent Vice" recèle une complexité tentaculaire parfaitement maîtrisée par le grand Anderson qui nous fait part après ses 2 derniers monuments qu'était "The Master" et "There Will Be Blood", d'une aisance surprenante dans sa mise à l'écran du fabuleux livre de Thomas Pynchon. Le rythme flegmatique qui faisait la beauté de ses œuvres précédentes en ressort ici encore plus grand, un vrai charme psychédélique se fait ressentir tandis que le talent de ce grand nom du 7ème art ne cesse d’impressionner.
Du grand cinéma baignant dans le cynisme et la décadence, servi par une pléiade d'acteurs talentueux qui se chargent de dépeindre à merveille une société dépravée sur fond de décors paradisiaques et de musiques envoûtantes. Un plaisir visuel !

"Avec Inherent Vice, Paul Thomas Anderson réinvente l'arithmétique cinématographique. Il est le seul à détenir le théorème de résolution et c'est peut-être mieux ainsi. Ce film n'est pas un grand cru, simplement un digestif que l'on prend plaisir à savourer en compagnie de Joaquin (et) du Baileys."

Voir l'intégralité de la critique à cette adresse : http://thebluecornerlounge....

un excellent film malheureusement boudé par le public (mais à son époque the big lebowsky avait lui aussi été descendu par critique et publique, espérons qu'il devienne aussi culte que ce dernier)

Paul Anderson nous plonge dans un trip psychédélique très étrange, il faut peut-être se mettre au même niveau de défonce que les personnages pour comprendre quelque chose et ne pas voir le temps passer, mais à "jeun", ce film devient assez vite pénible malgré des qualités évidentes et un humour décalé sympathique par moment. Le casting est très bon avec en-tête Joaquin Phoenix, l'ambiance 70's que ça soit la bande son ou les décors est plutôt efficace, mais le vrai problème vient de l'intrigue qui n'est pas franchement intéressante en plus d'être incompréhensible puis surtout elle traîne en longueur et le film semble interminable. 1,5/5

Une nouvelle fois, Paul Thomas Anderson affirme sa supériorité. Sans atteindre la grâce d'un There Will be blood et en étant plus léger qu'un The Master, Inherent Vice impressionne à tous les niveaux. De sa réalisation exemplaire à son ambiance sixties charmeuse, le dernier long-métrage de l'américain profite d'un casting parfait emmené par un Joaquin Phoenix qui n'en finit pas d'être génial.
Un petit délice parfumé à la marijuana et aux mystères californiens.

http://justaword.eklablog.c...

Des acteurs talentueux égarés dans un long trip mou et bavard. Les frères Coen ont fait bien mieux avec le cultissime "Big Lebowski", bien plus vivant.

(...)

Doc, personnage instable incarné par un Joaquin Phoenix fascinant, capable de jongler d’un registre à l’autre au milieu d’une scène comme il change de coupe de cheveux durant le film. Bien qu’il passe pour un clown le plus souvent, rien que par se dégaine, il affiche derrière de simples mimiques ou gestes, une sensibilité touchante. Rares sont les acteurs de nos jours capables d’en dire autant sans ouvrir la bouche. Il se révèle un incroyable comédien comique, une facette que l’on avait vu trop rarement (voir jamais) dans sa carrière. Comme dans THE MASTER, il est très facile d’être agacé par ce personnage. Compliqué dès lors d’apprécier le film à sa juste valeur tant il occupe l’espace et est, quasiment, de tous les plans. Il se pourrait que la collaboration entre le metteur en scène et sa nouvelle coqueluche ne s’arrête pas là. De mon côté, je prie pour que ce soit le cas. En plus de ça, le casting affiche autant de bons noms que de belles qualités. La famille andersonienne n’est plus autant fermée sur elle-même que ce qu’elle était dans les premières œuvres. INHERENT VICE permet à Paul Thomas Anderson de vraiment enfin se frotter à l’humour. Ce registre habitait quelques scènes de ses précédents films mais restait en retrait car sans cesse chapeauté par un malaise perceptible, tiraillant le spectateur entre l’envie de rire et le refus de se moquer de ces personnages travaillés par un mal-être. Le plus bel exemple dans sa filmographie reste, pour moi, Little Billy (William H Macy) dans BOOGIE NIGHTS avec ce rôle de cocu duquel il ne cherche pas à sortir. Jusqu’à l’issue qu’on connaît. Pas de réticences ce coup-ci, on rigole franchement et souvent devant la folie de ce que l’on voit. Chaque scène menace de délivrer un gag ou une réplique bien sentie. A voir ce que nous réserve 2015 mais INHERENT VICE peut s’imposer comme l’un des films les plus drôle de l’année. On est grandement réjoui de voir Paul Thomas Anderson réussir dans cette veine que l’on attendait qu’il explore avec impatience.

On n’en oublie pas d’être happé par sa mise en scène, dans la continuité de ce qu’il entreprend depuis quelques films. Déléguant les grandes envolées virtuoses au profit d’un sens du cadrage éblouissant, il s’évertue à suivre ses personnages dans leurs états d’âme. L’utilise du plan séquence lors d’une retrouvailles entre Doc et Shasta ne paie pas de mine et se situe à l’extrême de l’époustouflante intro de BOOGIE NIGHTS. INHERENT VICE est plongé dans un flou qui laisse surgir, superficiellement, un manque de verrouillage servant le film. On a attribué volontiers à Paul Thomas Anderson l’image d’un horloger construisant avec précision l’ensemble de ses films, préoccupé par le besoin de tout cadenassé. Le labyrinthe dans lequel il se lance nous perd pour mieux laisser apparaître des sentiments. On perçoit des états d’âme, de l’évidente mélancolie mais, surtout de la paranoïa. Doc jette de nombreux regards vers le hors-champ, conscient des menaces qui pèsent sur l’Amérique (Charles Manson, le Vietnam…)

(...)

L'intégralité de la critique, sur Le Blog du Cinéma

Si on lit le titre très vite et à l'envers ça fait Vicetinhere. Fistinière. Un message codé?

Personne ne cite "The Big Lebowski" ? Etonnant, vu le jeu quasi copié-collé déjà du jeu d'acteur de Joaquin Phoenix sur celui de Jeff Bridges...c'est inspiré à un point qui est à la limite du plagiat. Un hommage diront les fans de Phoenix. Quant au scénario, c'est ici aussi du film noir. Rappelons que The Big Lebowski s'inspire aussi de Marlowe, du Grand Sommeil, Adieu ma jolie et du Privé de Robert Altman. Donc j'ai eu l'impression d'un petit frère du Big Lebowski en moins fou, moins drôle, avec des personnages moins creusé et moins originaux, d'une BO moins sympa, et surtout d'un intérêt moindre de voir un hippie dans les seventies alors que de voir un hippie dans notre monde moderne tel que le décrit le film des frères Coen est largement plus intéressant et amussant. Par ailleurs, j'ai trouvé le film franchement laborieux, lourd, et long. Qu'est donc devenu le Paul Thomas Anderson inspiré, virtuose et un peu dingue de Boogie Nights et de Magnolia ?

film agréable à regarder mais strictement incomprehensible

J'ai adoré, on retrouve le PTA de Boogie Nights, Magnolia, avec tous ses personnages, le style puzzle, et avec un acteur central (ici Joaquin Phoenix excellent, comme Mark Whalberg dans Boogie Nights, Tom Cruise dans Magnolia), plus de très bons acteurs secondaires (Brolin, Reese, Del toro, Owen Wilson...), l'ambiance des 70's, les intrigues qui s'emmêlent (parfois complexes) mais qui enrichissent le récit, avec cet humour décalé en plus... Après quelques longueurs il faut reconnaitre... Mais ca reste un très bon film signé PTA.

Fastidieux et interminable...je sais, il parait que le PT Anderson est un génie mais là ...non....vraiment non surtout sur 2h29...

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