Les Frères Sisters

Les Frères Sisters 2018

Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d'innocents... Ils n'éprouvent aucun état d'âme à tuer. C'est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Elie, lui, ne rêve que d'une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l'Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

COMMENTAIRES

Un film correct pour ma part mais pas non plus le chef d’œuvre annoncé par la presse. Je qualifierais ce film de western humaniste et/ou philosophique ; il soulève pas mal de questions morales tandis que les scènes d'action restent plutôt anecdotiques. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai pensé au livre "Des souris et des hommes" en le voyant. Mention spéciale pour John C. Reilly qui malgré son statut de tueur a su conserver son humanité et sa sensibilité.

Dommage pour ce film mais beaucoup trop de "Western" ces dernières années du coup sa valeur est quand même largement diluée dans la masse et trop grosse impression de déjà vu pour ma part.
Du coup je sors de la salle en mode "Ouais, pas mal" mais en quoi est-ce qu'il apporte quelque chose de RÉELLEMENT nouveau ? Rien qui puisse lui permettre de scorer 4/5+ a mes yeux. Le sujet même si il est différent des autres Western sortis ces dernières années ne suffit pas a masquer mon impression de déjà vu.
C'est con car je n'ai rien a reprocher au film dans le fond, juste qu'il est sorti trop tard par rapport aux autres :)

y'a des indiens dans le film ?

La fan de western que je suis est déçue... ce qui m'a manqué ? Ressentir de l'empathie pour les personnages. Je ne me suis attachée à aucun. La narration aussi m'a un peu laissée dubitative, les paysages m'ont déçue, je préfère les "vrais" films de cow-boys. Au moins, les acteurs sont au top (et j'avais pas du tout reconnu Rutger Hauer...)

le django unchained français

Terriblement ennuyeux... dialogues inintéressants, paysages quasi inexistants, personnages aussi fades qu'un plat d haricots rouges sans épices... musique nulle et un magistral double flop pour la fin ! gros raté pour le western à la française....

Moins de 30.000 entrées en 400 salles mercredi. Le démarrage est aussi lent que le film ( comparaison totalement injuste qu'on justifiera par le souci de trouver une chute à un commentaire un peu sec - et désolant - en lui-même )

Un western très réussi, sombre, intelligent et poétique par certains aspects, une véritable réflexion sur les buts dans la vie, et une histoire de frères passionnante! Pour aller plus loin, voici ma critique vidéo: https://youtu.be/bcfZq-nCTFc

ca ne m'interesse pas je préfère retourner voir en eaux troubles avec mon beau gosse jason statham

Superbe western signé Audiard et porté par quatre acteurs géniaux ! Mentions spéciales à Joaquin Phoenix et John C. Reilly qui campent les frères Sisters du titre ! Un western anti-spectaculaire, qui s’intéresse d’avantage à ses personnages et leur psychologie qu’aux fusillades et chevauchées épiques ! Jacques Audiard livre une œuvre forte, intimiste et prenante ! Un des meilleurs films que j’ai vu de l’année ! 4,5/5

Le western n'est pas mort! Jacques Audiard est le 2ème cinéaste de l'année à le prouver, après Scott Cooper pour l'excellent "hostiles". Les acteurs principaux sont très bons, et le réalisateur pose de sérieuses questions sur la quête de l'humanité, même chez des hommes qui peuvent être rustres. Une oeuvre attachante, avec en bonus, une brève apparition de ce bon vieux Rutger Hauer de retour dans un film acclamé.

Très très hâte de le voir ce nouvel Audiard !

"Les Frères Sisters" avait tout pour être alléchant sur le papier : un casting de rêve (Phoenix et Reilly en tête), une plongée dans les grands espaces américains et un réalisateur français de talent derrière la caméra. D'ailleurs, sur la forme, on trouvera peu à redire (tout juste Gyllenhaal m'a-t-il semblé mal à l'aise dans son rôle, vu en VO).

Là où le bât blesse, c'est finalement sur le fond : les différentes quêtes des deux frangins conduisent inexorablement à l'échec (la pire étant celle du Commodore), y compris celle devant les faire revenir sur la voie de l'humanité (problématique en filigrane du film). Frustrant. Les personnages sont un peu archétypaux également et auraient mérité d'être mieux dessinés à mon sens.

Alors oui, l'histoire est tirée du bouquin éponyme de Patrick deWitt (que j'avoue humblement ne pas avoir lu). Mais peut-être aurait-il été intéressant de s'en émanciper pour trouver une meilleure issue au long-métrage, qui pour le coup m'a paru longuet.

En bref, un western sympathique mais pas révolutionnaire... et bien moins humaniste qu'"Hostiles" paru quelques mois plus tôt, film dans lequel la rédemption de Christian Bale me paraissait beaucoup plus authentique. Ici, "Les Frères Sisters" passe un peu à côté du sujet. Dommage.

Quelqu'un sait quel est le fameux produit chimique utilisé pour révéler l'or?

un bon western dans de beaux décors avec des personnages forts.

petite question car les avis sont très différents. Pour ceux qui ont vu Hostiles cette année, si on devait faire une comparaison, il est mieux ou bien en dessous ?
ps: pour moi Hostiles est un chef d oeuvre dans la même veine qu Impitoyable.

ce film m'intrigue j'irai surement le voir

Excellente critique de Première : http://www.premiere.fr/Cine...

Du Bien et du Mal
Les frères Sisters doivent débusquer et abattre Hermann Kermit Warm, un homme qui aurait trahi le mystérieux Commodore, leur commanditaire. Ombre maléfique filmée de loin, ce dernier semble faire office de figure paternelle (une obsession audiardienne) pour nos deux solitaires qui lui obéissent aveuglément. Le Bien et le Mal, ils s’en fichent comme de leur première cartouche.

On est dans le ‘Wild Wild West’. Dans un premier temps, Audiard respecte humblement les conventions du genre, avec ses durs à cuire poussiéreux, ses grands espaces (en réalité roumains et espagnols !) filmés sans esbroufe. À mesure que la parole des protagonistes se libère, la chevauchée se transforme en conversation, le cadre se resserre, les plans “à l’iris”, cette marque de fabrique du réalisateur, surgissent, les visions oniriques aussi.

La fable à la Dheepan se précise pour cet admirateur de Little Big Man, le grand western contestaire et pacifiste d’Arthur Penn. Guidé par le projet utopique de Warm (alchimiste qui a trouvé une formule chimique assurant potentiellement sa richesse destinée à bâtir une société fouriériste), le scénario d’Audiard et Thomas Bidegain dévoile ses véritables intentions qui consistent à rendre leur humanité et leur dignité à des personnages victimes de leur déterminisme familial et social.

Une certaine naïveté est à l’œuvre comme dans cette scène où Eli Sisters découvrant les vertus du dentifrice -invention du monde civilisé- entame sa révolution intérieure. Une façon imagée, typiquement cinématographique, de proclamer l’immanence du Bien que l’aîné des frères ressent confusément et qu’il va tenter de transmettre à son cadet. L’occasion pour Audiard d’aborder pour la première fois la question de la fraternité -son inconscient biblique meurtrier, ses déchirements freudiens. Il le fait avec une sincérité et une tendresse folles que la dédicace du film à son frère aîné disparu vient renforcer.

Big Bang
La réussite d’une telle entreprise tient énormément au charisme de ses interprètes qui incarnent moins des personnages que des idées : l’héritage de la violence pour Charlie (Joaquin Phoenix, torturé comme jamais), la possibilité de la rédemption pour Eli (John C. Reilly, la bonté et la barbarie mêlés), le prophétisme zen pour Warm (Riz Ahmed, gueule d’ange faussement fragile), l’apostolat opportuniste pour John Morris (Jake Gyllenhaal, dans le rôle le plus ambigu d’un détective converti aux thèses de Warm).

À rebours de Dheepan cette fois, plus taiseux et plus graphique, Audiard a choisi de grands acteurs pour sa peinture assez littéraire d’un monde finissant, comme un écho lointain au Nouvel Hollywood et à ses préoccupations progressistes teintées de mélancolie.

Je sors tout juste du cinéma, et je suis bien contente de l'avoir vu en VO
J'ai été agréablement surprise, les westerns ne sont habituellement pas ma tasse de thé. Mais ce film m'a beaucoup touché. Très humain, drôle parfois. La relation des frères sisters est brutale, bourru et maladroite, mais malgré tout ça ils sont inséparables
Joaquin phoenix et john c reilly crèvent l'écran avec la subtilité de leur jeu d'acteurs
Leurs compagnons ont tout été autant incroyable,leurs personnages bien travaillés également. contente de revoir le duo Jake Gyllenhaal et Riz Ahmed une seconde fois

4/5

"Les frères Sisters manque de surprise, là où l’ambition de mise en scène est ambitieuse." La critique film complète "Les frères sisters" : http://bullesdeculture.com/...

Il a l'air tellement bon, demain matin !

Un nouveau Jacques Audiard est toujours un petit évènement pour moi, c'est donc avec une hâte certaine que j'attendais "The Sisters Brothers".

Et là encore, le pari se révèle vraiment concluant : le film nous raconte l'histoire de 2 frères tueurs à gages, engagés par un Commodore (Rutger Hauer qui fait 2 apparitions express) pour trouver un chimiste détenant une formule secrète (Riz Ahmed, toujours très bon), ce dernier étant en voyage avec John Morris (Jake Gyllenhaal, acteur qu'on ne présente plus), un détective chargé de faire le transfert.

De ce canevas typique, Audiard renverse les codes du western, genre parcouru en long en large et en travers, et comme dans le reste de sa filmo, s'intéresse surtout aux personnages, chacun véhiculant une idée ou des aspirations, qui vont rentrer en collision et être mises à mal.

Joaquin Phoenix et John C.Reilly ressortent véritablement du lot, campant les personnages éponymes Charlie et Eli Sisters, avec évidemment un jeu d'acteur impeccable. Si ils sont véritablement le moteur du film, Audiard n'oublie pas les 2 autres personnages, moins mis en avant cela dit mais avec une importance significative néanmoins qui prend ton son sens lors de la dernière demi-heure du film.

En filigrane nous est présentée une Amérique triviale et rurale de 1851, qui opère une réelle transition vers "un monde civilisé", et c'est tout là le coeur du long-métrage : 4 personnages véhiculant chacun une facette d'une société en pleine transformation, entre hommes sans foi-ni-loi poussés par l'appât du gain ou la violence, ou individus cherchant à fonder un monde de partage et de communication.

Les duos Charlie-Eli et John-Herman fonctionnent en miroirs intercroisés entre les 4, proposant donc des rapports très intéressants, là où Audiard use du hors-champ pour masquer la violence d'un Far West dont l'odeur de putréfaction est moins frontale qu'il n'y parait.

La photographie de Benoit Debie (chef opérateur attitré de Gaspar Noé) va dans ce sens, proposant des teintes brunes douces-amères laissant un goût de charogne dans la bouche, alliée à une caméra méticuleuse d'Audiard, jamais dans la sur-esthétisation, et offrant notamment des séquences en pleine nature proches de l'onirisme.

La structure du film relève du pur western, à base de chevauchées entrecoupées de moments et de ruptures de ton relançant le récit de manière non-répétitive, où l'humour et la gravité sont également subtilement dispersés.
Les dialogues sont très bons, permettant des échanges souvent savoureux et coeurs d'un récit où la banalité du mal et ses conséquences sont débattues.

Ajoutons à cela une musique d'Alexandre Desplat proposant son lot de sonorités élégantes à base de cordes, et on tient là un western tendre et beau, maitrisé, porté par un quatuor d'excellents acteurs dans une histoire fraternelle et aux accents psychanalytiques de très bonne facture.

4/5

La mise en scène du réalisateur, méticuleuse et puissante à la fois, n’a aucune difficulté à nous étreindre de toute sa noirceur. L’Ouest se vit au fil de superbes percées oniriques et l’humour, subtilement dispersé, permet à l’ensemble de respirer. Fascinant, beau et intelligent, Les Frères Sisters est un vrai bon western, comme il est si difficile d’en trouver aujourd’hui.
Notre avis complet : https://bit.ly/2QEchtH

je ne m'attendais pas à de tels retours presse.

Cette avalanche de critiques positives de la part de la Presse O_O

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