Under The Silver Lake

Under The Silver Lake 2018

À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.

COMMENTAIRES

J'ai regardé toutes les critiques au sujet de ce film. Toujours pas l'ombre d'une explication quant au sens de l'histoire. Comme si la multitude de références à la pop culture servait à justifier une trame inexistante.

Le film bobo par excellence

L'un des films les plus bizarre de ces 10 dernières années 😅

J'ai tenu jusqu'à la fin tout simplement parce que je n'ai pas compris où était la porte de sortie du ciné 😂😂😂

Donc j'ai du attendre pour suivre les gens à la fin mdrrr !

La reconversion dans le thriller de David Robert Mitchell est-elle un succès ?

Réponse sur Just A Word : https://justaword.fr/under-...

je l'ai pas encore vue mais j'ai l'impression que c'est les mêmes retour que pour un "You were never really here " , "good time" , "kaboom" etc

du coup ça sera encore probablement un grosse claque :)

je suis deg que sur le continent américain on doit encore patienter 6 mois pour le voir...

Le scénario comme la mise en scène, est désorganisé et prétentieux.

Sur 4 personne dans le cinéma 2 son partie a par moi et mon copain ces le film le plus inexpliquée de l’humanité j’ai été choquer quand le film ces termine on ces regarder on a pas compris c’était angoissant y a aucun sens mais aucun franchement je vous le déconseille

Avis personnel après 4 mois d'attente:

Under the Silver Lake est a ce jour et a chaud, un des films les plus incroyables qu'il m'ais été donné de voir, un film culte instantané. Under the Silver Lake va sans aucun doute atterrir dans mon top 10 film de tout les temps dans quelques jours. Je laisse le temps faire son effet mais je vais vous dire, je n'ai pas ressenti un tel choc depuis Massacre à la Tronçonneuse il y a 2 ans (devenu mon film préféré depuis)

Un film aussi étrange que fascinant. Ma critique : https://www.senscritique.co...

Le film a la couleur et l'odeur d'un film culte mais malheuremesent il ne fait que reprendre des codes et references de film culte comme Mulholland Drive ou vertigo .
Alors c'est l'argument mis en avant pour vendre le film si vous aimez Mulholland Drive vous allez aimer under the silver lake, mais c'est l'inverse le film de linch est atypique , reprendre ces codes pour flatté les fans dans leurs culture et leurs ego c'est ce qu'il y a de pire ( de mon point de vu) .
Le film est construit comme une sorte de labyrinthe, surement avec une tonne de référence caché pour fan de culture pop pour donner un semblant de profondeur .
C'est par contre tres bien filmé, certain plan sont magnifique mais le film soufre de longeur et je trouve de facilité dans le fond et la forme .Inutilement complexe pour en realité pas raconté grand chose, faussement cool et moderne, (la scene de sexe decomplexé )
De plus je suis pas fan de andrew garflied, je trouve qu'il surjoue souvent .
D'ailleur le film est un peu hypocrite puisqu'il se moque des fans et aussi de la pop culture de hollywood tout en s'efforcant de faire film pop bourré de reference un peu plus pointu que ready player one, c'est la version bobo de ce dernier
3/5

David Robert Mitchell est au 7e art ce que Jane Birkin est au chant lyrique !

j'ai beaucoup aimé la salle climatisé .... voila

Spoiler :

Peut-on m'expliquer l'intérêt de la scène présentant un étron en gros plan ?
Peut-on m'expliquer l'intérêt de la scène présentant le passage à tabac d'un groupe d'enfants délinquants ?
Peut-on m'expliquer l'intérêt de la scène où un groupe de filles aboie ?
Peut-on m'expliquer l'intérêt de la scène où Andrew Garfield couche avec la Grand-Mère ?

Peut-on m'expliquer l'intérêt d'un film dont la construction n'a ni queue, ni tête ?

David Robert Mitchell devrait stopper sa consommation de produits illicites.

http://www.cinemateaser.com...

Cousin halluciné de READY PLAYER ONE, UNDER THE SILVER LAKE voyage avec brio dans les méandres addictifs de la pop culture.

Ce voyage erratique et symbolique, David Robert Mitchell en fait tout d’abord une fin avant, au final, d’en faire un moyen. Car la fausse nébulosité de UNDER THE SILVER LAKE mène à une réflexion bouleversante sur les obsessions que créent la pop culture, sur son caractère régénérateur aussi, presque comme un vampire qui jamais ne vieillit mais ne cesse de se transformer – Mitchell va d’ailleurs jusqu’à s’autociter. Avec acuité, il analyse la nature mouvante et protéiforme de la pop culture puis sa puissance évocatrice et addictive.

Que pourrait bien trouver Sam dans sa quête obsessionnelle d’indices, de mystères, de conspirations parano ? Que va-t-il voir derrière le rideau ? « Je n’ai pas l’habitude du bonheur », dit-on dans L’HEURE SUPRÊME, film muet que la mère de Sam adore. On sent qu’avec UNDER THE SILVER LAKE Mitchell exorcise une peine très personnelle. D’une densité folle, c’est le film d’une génération qui, en manque de repères et bombardée de signaux, en perd la boule et oublie l’essentiel. Il rappelle, comme son film cousin READY PLAYER ONE (oui, oui) qu’aucune obsession, qu’aucun film, aucun disque, aucun livre ne vaudra jamais plus que le réel. Qu’aucun n’aura d’autre sens caché que celui que chacun veut bien y mettre – parce que sans le réel, sans la vie, pas de pop. Qu’aucun film ou disque ne vaudra plus que la possibilité de se réinventer, chaque jour, et de sauter à pieds joints dans l’inconnu.

4,5/5

Un ratage. Un ratage qui s'annonce assez vite, au bout de 5 minutes lors du premier travelling accéléré sous une musique de suspense singeant les polars classiques hollywoodiens. On comprend alors que le film sera ricanant, un peu moqueur, bref vaguement second degré. Sans non plus verser dans la pure comédie.

Néanmoins, avant que l'intrigue ne commence véritablement, on espère encore un film singulier au vu des premières scènes un peu crues - crues pour ce genre de long-métrage en tout cas. On se tape une amie en levrette tout en regardant la télé et on tabasse des sales gosses. Etonnant, moins "cool" que prévu donc. Sauf que non. L'histoire se met en place, l'enquête débute et va donner lieu à un véritable je-m'en-foutisme scénaristique très conscient de lui-même, car Robert Mitchell veut être post-moderne. On reprend donc l'hypothèse de départ : ce sera bien un film ricanant et pas dupe de ce qu'il raconte. on comprend alors que l'objectif est de se moquer de la pop culture, d'Hollywood et ses parasites, d'une génération qui ne vit que dans la citation et la référence à des oeuvres passées. Tout ça est bien vague et généralisant, à l'opposé de la rigueur de Cronenberg quand il flinguait Hollywood dans Maps to the stars.

Et concrètement, ça donne quoi? Un scénario mi-imbitable, mi-creux, et des scènes souvent inintéressantes car dépourvues de réels enjeux (normal, rien n'est vraiment sérieux). La mise en scène appuie avec une certaine lourdeur sa distance avec le personnage principal, très loin de l'élégance formelle et la tenue d'It follows. Plus le film avance (2h20 quand même), plus il s'essouffle pour finir dans un petit n'importe quoi qu'on regarde avec indifférence et lassitude. Contrairement à Inherent vice, on n'est jamais touché par les personnages, leur mélancolie au-delà de leur folie.

Tout ça sent le renfermé, on se dit que le film a été conçu dans la chambre du héros, à ressasser tous les classiques hollywoodiens et les fantasmes de la pop culture. Ouvrez les fenêtres les gars, sortez-vous Lynch, Altman et Hawks de la tête, arrêtez de penser à Hollywood. Et surtout, racontez des histoires.

Il s’agissait de ma plus grosse attente de l’année et pour le moment il s’agit de ma plus belle claque 2018 !!! Le film est frais, original, beau, tordu, complexe, dénonçant tellement de choses !!! Les acteurs sont parfaits tout comme la mise en scène et la musique, le scénario n’est pas vide de sens et se tient !!! Attention ce film est destiné à un public averti donc si vous n’aimez pas les films sortant de la norme vous pouvez certainement passer votre chemin !!! Pour finir, j’attends avec impatience le prochain et quatrième film de ce réalisateur de génie !!! Précommandé en bluray sur Amazon et sorti prévu le 12 décembre !!!

J'ai beaucoup entendu mentionner Mulholland Drive mais côté lynchien, le film m'a plutôt fait penser à Blue velvet: où comment le héros , un peu voyeur, suite à une découverte qui l'interpelle, va gratter la surface a priori banale et tranquille de son monde pour s'enfoncer dans un tourbillon de folie, violence, sexe et dépravations en tous genre.

Filmant les blondes comme Hitchcock, épiant les voisines qui se dénudent comme DePalma, arpentant les rues comme un rêve lynchien éveillé qui a des allures de cauchemars, le réalisateur plonge Garfield, attachant dans un rôle pourtant pas si sympathique que ça de glandeur/voyeur obsessionnel et un peu violent parfois, dans une sorte de quête où à courir après un fantasme, il s'interroge sur sa propre existence et le monde qui l'entoure. Cette recherche permanente du sens entre divers événements ou "signes" m'a un peu rappelé Le pendule de Foucault de Umberto Eco, même si les 2 histoires n'ont rien à voir entre elles et qu'on est dans la culture historique chez Eco et la culture pop chez Mitchell (et sur le fond, les deux oeuvres vont pas partir tout à fait dans la même direction).
Visuellement, le filme sublime la ville hollywoodienne comme rarement (les scènes de nuit sont magiques, à la fois belles et inquiétantes) et propose un mélange déroutant de comédie pop, de polar décalé, de fantastique/horreur et de satire sociale. Mais, s'il est fascinant et déroutant à la fois, le film propose aussi beaucoup, mais alors beaucoup de circonvolutions, qui peinent parfois à s'assembler (ou prennent du temps) forçant le film à rebondir de rencontre en rencontre au point de perdre un peu le spectateur que je suis dans ce qu'on nous montre, avec l'impression décevante sur la fin d'un "tout ça pour ça?" qui laisse en plan certains éléments dont on se demande s'ils n'étaient pas un peu vains (par exemple tout le délire sur la malédiction de la femme chouette, j'ai trouvé ça aussi amusant que finalement creux et superflu vu ce que ça apporte).
Entre sa longueur, sa lenteur, son aspect hermétique à bien des égards, son étalage référentiel colossal et son "explication" finale du mystère criminel qui barre dans un mysticisme critique pas très subtil (ou crédible ; je dis pas réaliste mais le film peine à m'y faire croire), nul doute que ça va laisser du monde sur le banc de touche (plusieurs personnes sont parties durant la séance et je sens bien que plusieurs ont hésité).

J'ai pas regretté de l'avoir vu parce que ça bouillonne d'idées, c'est fort élégamment mis en scène, il y a des vrais moments que j'ai beaucoup aimé et il s'en dégage une sensation hypnotique à plusieurs occasions qui reste avec moi mais il y a aussi ce sentiment d'un film trop long, qui voulait trop en mettre sans pour autant être aussi riche et profond qu'il s'en donne l'air (ou alors, certaines choses justement n'ont pas fait tilt chez moi).
Singulier. Beau. Et bizarre. Peut-on le conseiller à autrui? C'est vraiment pas évident, ni dans un sens, ni dans l'autre.

bon film, bien écrit bien joué, belles images mais j'aime pas trop qu'on me prenne pour un con et je sais que des gens complotent dans notre dos pour leur bonheur perso pendant que les autres en chient !!!!!!

Énorme BOUZE !!!

L'acteur principal joue pas mal, il m'a fait sourire à plusieurs reprises avec sa tête de "benêt". Pour le reste je n'ai pas vraiment accroché, pas compris grand chose non plus. Je ne vois pas le message (s'il y en a un) que le réalisateur a voulu faire passer. Pour moi ce film est incomparable avec Mulholland drive, lequel a exercé sur moi une réelle fascination même si, là encore, beaucoup de choses m'ont échappé. Bref, aussi vite vu aussi vite oublié.

Bande annonce trompeuse... Film catastrophique , scénario bidon sans queue ni tête ...acteurs extrêmement mauvais ... Bref à éviter absolument !!!

"Le film d'une génération" d'après Kombini... Il n'y a plus de limite ni de mesure dans le choix des mots.

Une daube interplanétaire !

je pense qu'il va reprendre un chat. En fait, le personnage est en pleine rêverie et il découvre des choses édifiantes... ! humour et idées invraisemblables, ça ne donne pas trop envie de faire la Californie et les villas de beaux quartiers car en surface, tout est lisse, seulement la face souterraine nous donne un autre visage.

Un mystère poussivement fabriqué dans un film au propos confus, opaque. Seule l'inventivité de la mise en scène captive, quand bien même le film ne repose sur pas grand chose.
Le sentiment de subir la gratuité de certains jeux de pistes, à peine esquissés et aussitôt abandonnés, et une résolution longue et banale l'emporte sur les quelques qualités (Garfield pas mal, des fulgurances violentes et horrifiques, une atmosphère planante et pas déplaisante).

Plus de 3 ans après son dernier chef-d'oeuvre, David Robert Mitchell revient avec Under the Silver Lake, un thriller hollywoodien néo-noir tragi-comique, sélectionné officiellement à Cannes.

Aborder ce film est aussi labyrinthique que le long-métrage lui-même, tant ce nouveau bijou se révèle dense : sous ses airs de film d'enquête pop et schizophrène, l'histoire nous montre Sam, un éternel adolescent de 33 ans au chômage, en voie de clochardisation et épiant ses voisines tel un James Stewart, faisant la rencontre un beau jour de Sarah, une Marylin Monroe génération Y (Riley Keough est parfaite), dont la disparition soudaine sera le début d'une longue escapade burlesque dans un Los Angeles hautement fantasmé, au même moment où un mystérieux tueur de chiens sévit dans la belle ville californienne.

Andrew Garfield livre encore une fois une performance admirable, très proche de ses débuts dans Boy A, en campant un anti-héros nonchalant, somnolant, attardé et gauche, biberonné à la pop-culture, qui va peu à peu se plonger dans une enquête haute en couleurs, truffée d'indices obscurs et de patterns perdus dans des boites de céréales ou des vinyles. Son allure de grand dadais un peu perdu n'aura jamais été aussi bien mise à contribution.

David Robert Mitchell continue après The Myth of the American Sleepover et It Follows sa dépiction de l'adolescence comme une malédiction, où sexe, violence, désillusion et paranoïa se mêlent dans une vision nihiliste. Cette quête identitaire d'un personnage qui ne sait plus à quel moment ça a foiré est parfaitement mêlée à une description de la civilisation qui l'entoure, où tout le monde est perdu dans une utopie lointaine.

Entre ses sectes new age, ses prostituées carnavalesques, ses hipsters superficiels, ses voisines habillées comme dans un porno ou ses individus de la haute société érigés en pantins dans des fêtes décalées, Los Angeles ressemble à un gigantesque théâtre humain libidineux au-delà d'un ville de cinéma pure. Un fabuleux décor incitant à un voyage initiatique halluciné, où le réalisateur cite Lynch, Hitchcock, De Palma ou Altman, ainsi que bon nombre de références au jeu vidéo, aux comics, la publicité ou à la musique, autant de pièces dans cet échiquier géant labyrinthique en proie aux souvenirs subliminaux et messages cachés.

La manière de filmer les rues ou ses habitants renvoient à Mulholland Drive, le côté thriller à Vertigo, Fenêtre sur Cour ou Blow Out, la déambulation et le ton peuvent faire penser à The Long Goodbye ou Southland Tales, mais on est véritablement dans un film de David Robert Mitchell, qui digère un nombre incalculable d'oeuvres pour fournir un film unique, sorte de polar LA noir cathartique et terminal, somme de tout un pan du cinéma.

Chaque rencontre est une étape de plus et la description de personnages tous plus barrés ou perdus que les autres, dans un environnement où poésie et trivialité se mêlent, chasteté et sexe cru, ou encore réel et irréel. En résulte donc un récit prenant, exigent mais terriblement riche, avec une vraie rhétorique métaphorique souvent pince-sans-rire où l'absurde rencontre la comédie noire, comme cette séquence spéciale "théorie du complot" chez un individu reclus chez lui collectionnant les sculptures de visages célèbres.

La mise en scène est un pur délice, entre mouvements fluides, travelings déstabilisants ou plans longs aériens et plein de grâce, chaque image transpire le cinéma, magnifié par la photographie sublime de Michael Gioulakis (It Follows, Split, Glass, Us). Disasterpiece, déjà auteur de l'OST de son précédent film, revient dans une composition digne de l'âge d'or 50's-60's, le tout parvenant à apporter une atmosphère étrange, excitante, effrayante et enigmatique.

Rupture de tons, richesse thématique, narration ambigüe, accumulation de pistes,
scènes enivrantes et délires métaphysiques...on pourra pinailler sur la destination, moins marquante et intéressante que le voyage en lui-même, mais ce serait oublier la cohérence absolue du propos et de l'expérience unique que représente cette plongée sous le Lac d'Argent, et la preuve que David Robert Mitchell est un cinéaste à suivre de très près.

Under the Silver Lake est un film singulier, à la beauté spectrale fracassante et organique, 2h20 de proposition de cinéma audacieuse...une pépite.

5/5

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